ROSE UNE REVUE POUR LES FEMMES ATTEINTES DE CANCER

ROSE !

C’est le titre de ce tout nouveau magazine gratuit destinée aux femmes atteintes d’un cancer. Comme le rappelle Céline Lis-Raoux, directrice de la rédaction : « Ce magazine aidera les femmes à comprendre l’histoire. A connaître l’ennemi. A recevoir les conseils des médecins et d’autres femmes. A découvrir les traitements qui
allègent la douleur. A apprendre à se maquiller, à se coiffer, s’habiller etc Rose aide à potasser vos droits de malade. Le rose ce n’est pas seulement une jolie couleur, Ce n’est pas celle de la douleur. Rose est la couleur de la féminité. Mais ne vous y trompez pas, d’abord dans Rose, il y a Ose »

Rose est un joli magazine de plus de 200 pages en couleur avec du beau papier glacé ce qui change   des revues pour malades qui en général plombent le moral bien plus qu’elles ne le tonifient. Et avec des articles riches en informations.

Pour son premier numéro, un manifeste de 343 femmes cancéreuses réclame en 8 points leurs droits élémentaires de malade, en rémission ou guéries.

Je regrette que ce Rose joue exclusivement la carte des femmes même si l’on ne peut ignorer que des spécificités se vivent différemment selon la nature du sexe ou de l’ âge.

Rose aurait pu s’ouvrir à tous les malades, hommes, jeunes, vieux, pauvres et riches pour enrichir de pluralité des approches et des singularités ?

N’y-a-t-il pas un petit côté bobo dans la conception du produit même si l’intention est louable ?

Pour ma part, après 4 expériences de cancer, je demeure persuadé que les hommes ont aussi des spécificités mais que culturellement, le corps médical, les familles et la société ont du mal à les percevoir, à favoriser l’émergence de leurs paroles.

Pour le « mâle hospitalisé »  l’absence de cheveux, la mutilation, la conception des vêtements pour faciliter les soins et la vie etc. vues du côté des soignants, ne sont pris en considération. Aux hommes, on leur demande de jouer les durs .Aux enfants de faire joujou et surtout de ne pas donner leur avis.

Moi qui pensais que les histoires de rose ou de bleu, en matière de presse médicale, y’avait belle lurette que c’était oublié… !

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